LES DEPLACEMENTS DE LA MIGRATION MOIS PAR MOIS :
Janvier : Le temps est sec, la migration se trouve vers le Sud du Serengeti en limite de l’aire de N'gorongoro. Naissance des zèbres.
Février : Le temps est sec, la migration se trouve dans le Sud du Serengeti, notamment dans la zone N’dutu. Naissance des gnous.
Mars : La migration remonte doucement vers l’Est.
Avril : La période des grandes pluies commence à mi-avril, la migration se déplace vers le centre autour du Seronera.
Mai : Période des grandes pluies, la migration se dirige vers l’Ouest.
Juin : La migration a atteint le Western Corridor du Serengeti.
Juillet : Les matinées sont fraîches, la migration se déplace dans la région de Grumeti puis vers le Nord et la région de Lobo.
Août : La migration arrive dans le Nord du Serengeti et atteint progressivement le Masaï Mara au Kenya.
Septembre : Le temps se radoucit, la migration est à Masaï Mara au Kenya.
Octobre : Saison très sèche, la migration reste à Masaï Mara au Kenya ou commence à redescendre en Tanzanie en fonction des herbages.
Novembre : Quelques petites pluies, la migration revient en Tanzanie.
Décembre : Petites pluies dans le Sud, la migration descend rapidement vers le Sud en longeant la bordure Est du parc pour atteindre les herbages régénérés.
Tous les ans, fin avril début mai, commence la grande migration des gnous, qui la saison sèche arrivant, doivent quitter le sud de la Tanzanie pour se rendre là où l'herbe est plus verte, dans le Masaï Mara (Kenya).
Il faut imaginer 2 ou 3 colonnes de gnous de 40 km de long qui avancent, comme attirés par une mystérieuse voix et poussés par un formidable instinct de survie. Le nombre est estimé à 1,5 millions de têtes.
Ils vont remonter 3 000 km, durant lesquels bon nombre d'entre eux vont mourir, dévorés par les crocodiles lors du franchissement des rivières, par les fauves et autres prédateurs rôdant autour des troupeaux et pour les plus faibles, d'épuisement.
Cette période est également celle du rut, il règne donc une certaine agitation dans les troupeaux, les mâles faisant leur maximum pour préserver leur harem.
Les gnous ne sont pas seuls à migrer, beaucoup d'autres animaux profitent de ce cortège protecteur. En effet, plus les animaux sont nombreux et plus les chances de survie sont grandes. On décompte environ 300 000 zèbres, à peu près autant de gazelles de Thomson et 30 000 gazelles de Grant. Enfin, viennent s'ajouter les prédateurs, lions, hyènes... très intéressés par ce fantastique rassemblement !
De février à mars, environ 500 000 femelles mettent bas en l'espace d'un mois.
Et le cycle recommence en avril....