accueil les gorilles Pour ou contre l'écotourisme ?

Le gorille de montagne est une espèce menacée. Il constitue une ressource très fragile sur laquelle est basé l'écotourisme. Bien que l'on admette qu'il n'est peut-être pas idéal d'utiliser les gorilles comme argument financier pour inciter des actions de conservation, de quelle autre possibilité disposons-nous ? Les forêts disparaissent à une vitesse alarmante en Afrique, avec l'exploitation forestière et l'agriculture sur brûlis.
L'écotourisme fournit non seulement une alternative non consommatrice de ressources, mais également concentre l'attention de la communauté internationale ou nationale d'une manière très efficace. Il est probable que le public est plus attentif aux gorilles de montagne qu'à n'importe quelle autre espèce en Afrique uniquement parce qu'il a pu les voir, dans la réalité ou dans des films. Pour cela, une partie de la population de gorilles doit être habituée pour que les visiteurs, les chercheurs ou les cinéastes puissent les approcher. La question ne consiste pas à savoir si le tourisme pour une si fragile ressource doit être encouragé ou pas, mais plutôt comment, à travers cette activité, mettre en évidence les objectifs de conservation au lieu des objectifs politiques et économiques.

Les programmes de développement du tourisme doivent laisser une place plus importante à la redistribution des revenus en faveur des populations vivant en périphérie du parc, et faire en sorte que les autorités en charge des aires protégées aient accès et utilisent ces ressources pour le bénéfice du parc, de la faune et de la conservation. C'est ce défi que les scientifiques, les conservationnistes, les gestionnaires et les politiciens doivent très rapidement relever. Des pays aussi démunis que ceux d'Afrique centrale, avec comme contraintes un fort accroissement de la population et une instabilité politique souvent récurrente, ne peuvent pas se permettre de rejeter les revenus que l'écotourisme peut générer.


 d’après
 Annette Lanjouw

Le gorille est le plus grand et le plus lourd de tous les primates. On pensait que tous les gorilles appartenaient à la même espèce divisée en trois sous-espèces ou races géographiques (gorille de plaine occidentale, gorillle de plaine orientale et gorille de montagne) mais les généticiens ont récemment proposé de les séparer en deux espèces distinctes, celle des gorilles occidentaux et celle des gorilles orientaux.


Le gorille occidental (gorilla gorilla) comprend deux sous-espèces :

• le gorille de plaine occidentale (gorilla gorilla gorilla) est le gorille le plus répandu (voir carte). 99% des gorilles présentés dans les zoos appartiennent à cette sous-espèce. Il est plus petit que le gorille de montagne et son pelage est plutôt brun.

• le gorille de Cross River (gorilla gorilla diehli), quasiment inconnu est le gorille le plus rare (250 individus), plus menacé encore que le gorille de montagne (voir carte). Morphologie identique au gorilla gorilla gorilla.

Le gorille oriental (gorilla beringei) comprend deux (ou trois) sous-espèces :


    Le gorille de montagne (gorilla beringei beringei) comprend deux populations séparées géographiquement (25 km environ) depuis plusieurs centaines d'années : l'une dans le massif des Virunga et l'autre dans la Forêt Impénétrable de Bwindi (voir carte). Certains généticiens estiment que les gorilles de Bwindi méritent d'être considérés comme une espèce à part, mais aucun nom scientifique n'a été proposé pour elle.

Il a les poils plus longs et plus noirs, des mamelles plus importantes, un tronc plus large, une crête sagittale plus prononcée, un palais plus allongé, des bras plus courts, des pieds et des mains plus petits et plus larges. Il est le gorille scientifiquement le plus connu, grâce aux travaux de Dian Fossey. Très menacé, il reste 600 individus.

du Congo (voir carte). D'abord considéré comme le gorille de montagne égaré en basse altitude, une étude plus minutieuse a permis de déceler des différences morphologiques qui concernent principalement la pilosité, la forme du crâne et la taille des membres. On en dénombrait 17 000, mais leur nombre serait tombé à moins de 4 000, en raison des conséquences de la guerre fraticide au Rwanda voisin.

Le gorille de plaine orientale  (gorilla beringei graueri)  vit en  République  Démocratique

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